26 février 2024

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Équipe Nationale | CAN-2023 : les « Verts » à la reconquête de la couronne africaine

Eliminée à la surprise générale dès le premier tour de la précédente édition au Cameroun, l’équipe nationale d’Algérie abordera la 34e Coupe d’Afrique des nations CAN-2023 (reportée à 2024) en Côte d’Ivoire (13 janvier-11 février) avec l’objectif d’avoir un sursaut pour l’orgueil et partir à la reconquête du titre continental, dont le dernier avait été remporté en 2019 en Égypte.

Ayant déjà consommé la grosse désillusion concédée en terres camerounaises, suivie juste après par une élimination après en barrages du Mondial 2022, l’équipe nationale est repartie sur un nouveau cycle avec l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs à l’image de Farés Chaïbi et Rayan Aït-Nouri.

Le coach national Djamel Belmadi a entamé depuis mars un projet de reconstruction en faisant appel à des « novices » pour rebâtir un nouveau groupe, tout en préservant des tauliers tels que Riayd Mahrez, Islam Slimani, Aïssa Mandi, ou encore Sofiane Feghouli.

Le temps a fini par donner raison au sélectionneur, puisque les « Verts » ont bouclé l’année 2023 invincibles en 10 matchs, dont six officiels et quatre amicaux et un bilan de 7 succès et 3 nuls.

Même s’ils sont encore loin d’atteindre leur vitesse de croisière, les coéquipiers du capitaine Riyad Mahrez seront face à un autre défi en Côte d’Ivoire, eux qui avaient réussi en 2019 à mettre tout le monde d’accord, en arrachant avec brio la CAN-2019 en Egypte, au terme d’un tournoi époustouflant.

Pour essayer de séduire de nouveau l’Afrique et revenir au-devant de la scène, les Algériens devront s’extirper d’abord d’un groupe D assez équilibré, en présence du Burkina Faso, de l’Angola, et de la Mauritanie.

Si la logique sera respectée, la première place du groupe se jouera entre l’équipe nationale et les « Etalons » burkinabé. L’enjeu du leadership est de rester dans la ville de Bouaké pour jouer le 1/8e de finale.

« Nous allons aborder cette CAN avec beaucoup d’humilité mais avec des objectifs. On a envie de performer contre les gros. En plus à l’extérieur.

« Notre peuple est passionné de football, les attentes sont conséquemment très grandes« , a affirmé Belmadi, estimant « qu’il n’y a aucune petite équipe en Afrique. On va bien se préparer. Tout le monde me parle de la CAN. Nous irons en Côte d’Ivoire avec l’ambition de la gagner ».

L’Algérie, dont il s’agit de la 20e participation, entamera la compétition, le lundi 15 janvier face à l’Angola au stade de la Paix à Bouaké (21h00). Il s’agit de la 9e participation pour les « Palancas Nagras », dont la meilleure performance à la CAN est les quarts de finale en 2008 (Ghana) et 2010 (Angola).

Les « Verts » enchaîneront en défiant le Burkina Faso le samedi 20 janvier à Bouaké (15h00). Les « Etalons », finalistes en 2013 en Afrique du Sud, vont signer leur 13e participation. Les Algériens boucleront la phase des poules en croisant le fer avec la Mauritanie, petit poucet du groupe, le mardi 23 janvier toujours à Bouaké (21h00).

Les « Mourabitounes », en pleine phase de reconstruction, espèrent faire mieux que leurs deux premières participations de leur histoire, eux qui ont un bilan de quatre défaites et deux nuls. L’objectif est de gagner le premier match à la CAN, sous la conduite du technicien comorien Amir Abdou, qui avait conduit les Comores à une sensationnelle qualification pour les 1/8es de finale lors de la dernière CAN-2022 au Cameroun pour leur première participation.

On prend presque les mêmes et on recommence

Sur le plan de l’effectif, le coach Djamel Belmadi a retenu 26 joueurs après le forfait de dernière minute d’Amine Gouiri (Stade rennais/ France), pour prendre part à cette 34e édition, dont plus de la moitié (14 éléments), étaient présents à l’expédition au Cameroun en 2022.

Parmi tout ce beau monde, pas moins de 9 joueurs vont participer pour la première fois à une phase finale de la CAN, un nombre à la baisse par rapport à la dernière édition où ils étaient 13 éléments.

Il s’agit des deux portiers Anthony Mandrea (SC Caen/ France) et Oussama Benbot (USM Alger), les défenseurs Yasser Larouci (Sheffield United/ Angleterre), Zinédine Belaïd (USM Alger), Kévin Guitoun (FC Metz/ France), Ahmed Touba (US Lecce/ Italie), et Rayan Aït-Nouri (Wolverhampton/Angleterre), les deux milieux Houssem Aouar (AS Rome/ Italie) et Farés Chaïbi (Eintracht Francfort/ Allemagne).

Refusant de se passer de ses tauliers, Belmadi a convoqué 12 champions d’Afrique 2019 en Egypte, histoire de reconstruire sur un groupe qui avait déjà fait ses preuves dans un passé récent.

Ainsi, Raïs M’bolhi (CR Belouizdad), Aïssa Mandi (Villarreal), Ramy Bensebaïni (Borussia Dortmund), Youcef Atal (OGC Nice), Ismaël Bennacer (AC Milan), Sofiane Feghouli (Fatih Karagumruk SK), Hicham Boudaoui (OGC Nice), Adam Ounas (Lille OSC), Riyad Mahrez (Al-Ahli Djeddah), Islam Slimani (Coritiba FC), Baghdad Bounedjah (Al-Sadd), et Youcef Belaïli (MC Alger), seront devant une belle occasion de remporter un deuxième trophée, et d’entrer à jamais dans l’histoire du football algérien et africain.

Le milieu de terrain Nabil Bentaleb (Lille OSC/ France), vieux briscard, signe son retour sur le plan continental, après avoir brillé par son absence lors deux dernières éditions de la CAN en 2019 et 2022, lui qui faisait partie des joueurs retenus pour les CAN 2015 et 2017.

Sur le plan de la préparation, Belmadi a innové en choisissant la capitale togolaise Lomé pour affûter ses armes, ce qui n’était plus arrivé depuis son arrivée sur le banc du « Club Algérie » en 2018, en optant à chaque fois pour Doha (Qatar) à la veille des phases finales de la CAN 2019 et 2022.