15 juillet 2024

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Le Ramadhan suscite un important engouement des Algériens pour l’activité physique

Comme chaque fois, la pratique sportive s’accentue au mois de Ramadan et en plus des tournois de football en nocturne organisés un peu partout dans la capitale, le jogging reste l’activité principale des jeunes et moins jeunes pour différentes raisons: les uns pratiquent le sport pour passer le temps, les autres le font pour perdre du poids, tant disque que d’autres le font beaucoup plus pour se sentir bien.

Cet engouement pour la pratique du sport est constaté chez beaucoup d’Algériens pendant ce mois sacré et ceci, s’explique, pour la plus part, par une profonde prise de conscience que l’activité physique aide à préserver une bonne santé et à éviter certaines maladies, comme les problèmes cardiovasculaires.

Depuis le début du Ramadhan, plusieurs espaces verts de la capitale, comme les forêts de Baïnem et Bouchaoui, ont enregistré une hausse considérable dans le nombre de sportifs qui viennent les fréquenter, car outre les athlètes réguliers, plusieurs amateurs occasionnels sont venus s’y mêler.

Le mois sacré, rime également avec un changement du mode alimentaire et le décalage des horaires de sommeil pour le jeûneur ce qui influe sur le physique.

Jeunes et moins jeunes, seuls ou en groupes, beaucoup d’Algérois se sont en effet mis au sport pendant ce mois sacré, particulièrement pendant les deux heures qui précèdent la rupture du jeûne. Ce qui est pourtant loin d’être évident pour certains.

« Avant, quand je rentrais du travail, je dormais, ou je me mettais devant la télé, en attendant la rupture du jeûne. Aujourd’hui, avec l’âge et les excès qu’on se permet pendant le Ramadhan, je dois faire plus attention. Donc, après le travail, j’enfile rapidement un survêtement et je vais faire un entraînement, car c’est ce qu’il y a de mieux pour moi« , a expliqué un quadragénaire.

Une bonne habitude que certains ont admis avoir développé il y a deux ans, au plus fort de la pandémie de la Covid-19, lorsque les longs mois de confinement leur avaient fait prendre beaucoup de poids.

La malbouffe n’est pas la seule cause de la prise de poids. Il y a aussi le manque d’activité, et les Algériens en semblent de plus en plus conscients. D’où leur décision de « bouger plus », particulièrement pendant le Ramadhan, qui pour beaucoup représente le mois de tous les « excès ».

En effet, outre les plats copieux, riches en gras et en viandes rouges, les boissons gazeuses, les gens se permettent aussi différentes sortes de desserts, tous aussi sucrés les uns que les autres. Ce qui provoque une importante prise de poids, à laquelle il faut vite remédier.

« J’ai pris deux kilos rien que pendant la première semaine. Donc, à ce rythme-là, et si je ne fais rien, je risque de me retrouver avec un sérieux surpoids d’ici le mois de mai prochain » a expliqué un autre sportif occasionnel, qui s’est mis à exercer de l’activité physique pendant le Ramadhan.

Interrogé s’il gardera cette bonne habitude après l’Aïd, ce quadragénaire a répondu par la négative, car selon lui « les choses devraient rentrer dans l’ordre, particulièrement en termes de régime alimentaire. Donc, en ce qui me concerne, il ne devrait plus y avoir d’entraînements intenses. Je pense que 60 minutes ou 90 minutes de marche quotidiennes devraient suffire à me maintenir en forme » a-t-il supposé.

A l’inverse, les sportifs réguliers, dont certains athlètes d’élite, affirment continuer à fréquenter les espaces verts comme Baïnem et Bouchaoui, car pour eux, la pratique d’une activité physique n’est pas liée au Ramadhan.

APS