15 juillet 2024

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La crédibilité en ligne

JM Oran 2022 : l’Algérie réalise sa meilleure moisson de tous les temps aux Jeux méditerranéens

Avec un total de 53 médailles (20 or, 17 argent et 16 en bronze) et une 4e place au classement final, l’Algérie réalise sa meilleure moisson de tous les temps, à l’occasion de la 19e édition des Jeux méditerranéens Oran-2022 (25 juin-6 juillet) clôturée mercredi en soirée, au stade du complexe olympique Miloud-Hadefi.

L’ancienne meilleure performance datait de l’édition-2001 de Tunis, avec dans l’escarcelle, un total de 32 médailles (10 or, 10 argent et 12 bronze). Lors de la précédente édition à Tarragone (2018), l’Algérie a remporté 13 médailles (2 or, 4 argent, 7 bronze) et une 13e place sur 26 nations.

La 15e participation algérienne aux JM d’Oran restera gravée dans les esprits des athlètes et au palmarès méditerranéen de l’Algérie, à la fois chez les garçons qui ont récolté un total de 38 médailles (13 or, 14 argent et 11 bronze), que chez les dames dont la moisson a atteint 15 médailles (7or, 3 argent et 5 bronze).

L’athlétisme et la boxe, deux disciplines qui ont été fidèles à leur coutume, ont empoché à elles seules, 13 médailles dont cinq en or.

L’athlétisme s’est distingué grâce notamment à Tabti Billel (3000m steeple), Djamel Sedjati (800m), Bilel Afer (hauteur), Yasser Mohamed Triki (triple saut) et au quatuor du 4x400m (messieurs), alors qu’en boxe, la palme d’or est revenue aux dames, qui pour leur première participation, ont réussi l’exploit de gagner trois breloques en or (Romaysa Boualem, Hadjila Khelif et Imen Khelif), une argent et autant en bronze. Par contre, les pugilistes messieurs, qualifiés pour six finales, n’ont récolté que deux or (Jugurtha Ait-Bekka et Yahia Abdelli ).

Le directeur des équipes nationales (DEN), Mahfoud Bouhouche, l’athlétisme a réalisé un bilan « très positif de manière générale », réussissant à s’illustrer dans ses disciplines de prédilection, et dans une compétition marquée par un niveau de qualité, notamment dans les épreuves techniques avec la participation des meilleurs athlètes dans les concours de lancer.

La boxe a présenté un bilan aussi « satisfaisant », selon l’entraineur national Brahim Bedjaoui, d’autant plus que l’Algérie s’est classée en première position par équipes. Le coach national estime toutefois que cette discipline aurait pu prétendre à plus de consécrations en or, surtout en garçons, compte tenu que les filles ont rempli leur contrat comme il se doit.

La surprise des JM-2022 est venue du karaté qui s’est illustré par une récolte de six médailles (4 or et 2 argent). Les quatre distinctions en or ont été remportés par Oussama Zaid (-75kg), Cylia Ouikane (-50kg), Louiza Abouriche (-55 kg) et Chaima Midi (-61 kg). Avec ce résultat, la moisson dépasse de loin (+3 or), celle obtenue à Tarragone-2018.

La natation a réalisé, globalement, une belle prestation, grâce à Jaouad Syoud, auteur de trois médailles: 1 or au 200m quatre nages, et une en argent (100m papillon) et une bronze au 200m papillon.

La moisson de l’haltérophilie s’est également nettement améliorée, avec cinq breloques, réalisées par Bidani Walid (1 or et 1 argent), Hammadi Maghnia (1 argent et 1 bronze) et Faris Touairi (bronze). De même que celle de la Lutte associée, avec un total de 3 médailles dont une en or (en gréco-romaine Sid Azara).

D’autres disciplines algériennes ont remporté leur première consécration aux Jeux méditerranéens, et de surcroit en or. Il s’agit du badminton dans le double messieurs (Kouceila Mammeri-Youssef Sabri Medal) et l’escrime avec l’athlète Saoussen Boudiaf (sabre), mais aussi la rafle avec la médaille en argent en simple dames, avec Lamia Aissaoui et le bronze du double dames (Chahrazed Chibani-Lamia Aissoui). Par contre, la pétanque s’est contentée de la bronze de Fayçal Ouaghilissi au tir de précision. Le basket 3X3 messieurs a eu une participation honorable, chez les messieurs, en atteignant les quarts de finale.

Au-delà de ses satisfactions, selon les observateurs présents à Oran, le judo n’a pas pu s’imposer concrètement, se contentant de quatre médailles dont une or obtenue haut la main, par Messaoud Redouane Dris (-73kg), l’étoile montante de la discipline. Cette médaille met fin à 13 ans de disette en matière de médaille d’or (la dernière consécration a été réalisée aux JM-2009 de Pescara (Italie).

Même constat a été fait par les observateurs, sur la participation du tennis algérien et la « mésaventure » d’Inès Ibbou, tout comme celle de ses coéquipiers du cyclisme, du taekwondo, de l’équitation, du sport boule (jeu long), en plus des sports collectifs, qui encore une fois, ont déçu dans un grand rendez-vous, en témoignent leur sortie prématurée dès le premier tour.

Après les Jeux méditerranéens d’Oran, plusieurs fédérations devraient revoir leurs copies, en prévision des échéances à venir dont les Jeux Islamiques en Turquie (août 2022), les Jeux africains de la jeunesse en Egypte (septembre 2022), des rendez-vous africains et mondiaux, mais surtout les Jeux olympiques de Paris 2024 qui arrivent à grands pas, d’où la nécessité d’une réelle prise en compte de la préparation des athlètes algériens pour rebondir du bon pied.