Coupe du monde 2026 : vers une révision des primes
La FIFA s’apprête à revoir le système des primes financières de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, à la suite de pressions croissantes de plusieurs fédérations nationales, notamment européennes. Celles-ci estiment que les récompenses annoncées ne reflètent pas l’ampleur des revenus générés par la compétition, selon des rapports de presse publiés samedi.
D’après le quotidien français L’Équipe, le montant des primes pour la prochaine édition a été revu à la hausse par rapport à la Coupe du Monde de la FIFA 2022. Le vainqueur du tournoi devrait ainsi toucher 50 millions de dollars, contre 42 millions lors de la dernière édition. Cependant, plusieurs fédérations jugent cette augmentation insuffisante.
Ce mécontentement s’explique par plusieurs facteurs, notamment les taxes appliquées aux États-Unis, l’un des pays hôtes du tournoi aux côtés du Canada et du Mexique, ainsi que les fluctuations du taux de change entre le dollar et l’euro. À cela s’ajoute la hausse importante des coûts liés aux déplacements, à l’hébergement et aux stages de préparation durant la compétition.
La comparaison avec les importantes primes de la nouvelle formule de la Coupe du monde des clubs a également alimenté les critiques. Le Chelsea FC aurait ainsi perçu environ 125 millions de dollars après avoir remporté la première édition du tournoi dans son nouveau format, une somme largement supérieure à la prime promise au champion du monde des sélections.
Plusieurs fédérations européennes, notamment la Fédération française de football et la Fédération allemande de football, mènent actuellement des démarches pour réclamer une révision des primes. Les négociations avec la FIFA sont conduites directement par l’UEFA, dans l’espoir de parvenir à une nouvelle formule avant le début du tournoi prévu du 11 juin au 19 juillet 2026.
La valeur totale actuelle des primes du tournoi est estimée à 727 millions de dollars. Des propositions visent également à augmenter l’allocation des dépenses pour chaque sélection, actuellement fixée à 1,5 million de dollars, ainsi qu’à relever la prime de participation, aujourd’hui estimée à 9 millions de dollars pour chacune des 48 équipes qualifiées.
La question devrait être tranchée lors du congrès de la FIFA, prévu le 30 avril dans la ville canadienne de Vancouver, où pourraient être annoncés des ajustements financiers destinés à apaiser les fédérations contestataires et à garantir de meilleures conditions de participation à la plus grande édition de l’histoire de la Coupe du monde.
