CAN 2025 : la presse internationale salue le sacre du Sénégal obtenu lors d’une compétition entachée de polémiques
« Démarrée sur un terrain miné de tensions, la finale de la CAN s’est achevée dans un océan de polémiques et sur un cratère en éruption », a écrit le journal en ligne Eurosport.fr qui est revenu avec plusieurs articles sur les conditions difficiles dans lesquelles le Sénégal a obtenu le deuxième sacre africain de son histoire.
« Vingt-cinq minutes de temps additionnel et deux décisions de l’arbitre ont suffi à faire basculer la rencontre dans un spectre nauséabond, dont le Sénégal a survécu. Mais c’est bien tout le football africain qui pâtit (…) de l’image livrée au monde entier », écrit le journal.
Évoquant le fiasco auquel a été confronté le pays hôte qui a essayé en vain de miroiter une organisation irréprochable, le journal a fait observer que la sélection du pays organisateur « a toujours été escortée de cette fumée âcre et viciée du soupçon du traitement de faveur (et) du destin façonné par une prophétie faussement auto-réalisatrice ».
Le site sportif est même revenu sur des images affligeantes de ramasseurs de balle cherchant durant la finale de la CAN à subtiliser la serviette d’Edouard Mendy, le gardien du Sénégal, afin de l’empêcher de s’essuyer les mains et le visage alors qu’un déluge a fini par s’abattre. Un comportement antisportif que même les joueurs du pays hôte n’ont pas hésité à reproduire.
Les journaux sénégalais ont, pour leur part, indiqué que dans une atmosphère hostile et électrique, l’équipe nationale du Sénégal a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain.
Ils se sont réjouis du fait que l’équipe du Sénégal a fait face à l’adversité, à un public déchaîné et surtout à un arbitrage scandaleusement partial en faisant preuve d’une résilience exemplaire pour décrocher leur deuxième étoile continentale.
Ainsi, le site d’information Tract.sn ne mâche pas ses mots pour décrire l’enfer vécu au Maroc par les Sénégalais lors de cette finale.
L’article dépeint un scénario « apocalyptique » où l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, assisté d’une VAR manifestement orientée, a tenté de faire basculer le match en offrant un penalty totalement imaginaire au pays organisateur dans les arrêts de jeu. L’analyse met en lumière le caractère scandaleux de cette décision qui a provoqué la fureur légitime des Sénégalais.
Par ailleurs, l’auteur et opposant Badr Laidoudi a, dans une analyse partagée sur sa chaîne YouTube, dénoncé le « choc » ressenti par le Makhzen après la défaite de son équipe face au Sénégal lors de la finale de la compétition.
Ce revers est présenté comme l’échec d’une tentative du président de la fédération de football, Fouzi Lekjaa, d’utiliser le football pour consolider le pouvoir politique et masquer des pratiques de corruption et de favoritisme.
Selon lui, ce fiasco sportif et moral laisse le pays isolé diplomatiquement face à ses voisins et financièrement vulnérable devant les exigences de remboursement de la Banque mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI).