25 juin 2024

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La crédibilité en ligne

Bruno Genesio (Stade Rennais) valide le choix d’Amine Gouiri

L’entraîneur du Stade Rennais, Bruno Genesio, a réagi vendredi à la décision prise par son attaquant Amine Gouiri d’opter pour la sélection algérienne, après avoir évolué au sein des jeunes sélections françaises.

« Je suis très content qu’il ait annoncé sa décision, c’est son choix. Mais c’était important qu’il communique, qu’il puisse être tranquille dans sa tête et se consacrer uniquement maintenant au football et à l’entraînement, ne pas avoir des idées parasites, des questionnements sur ce qu’il doit faire ou pas. J’en avais parlé avec lui il y a une dizaine de jours, en disant que c’était important qu’il prenne et annonce sa décision, c’est très bien qu’il l’ait fait », a affirmé Genesio en conférence de presse, cité par la presse locale.

Gouiri (23 ans), désormais ancien international espoirs français, a annoncé mardi sa décision d’opter pour l’Algérie, dans un communiqué publié sur son compte officiel Instagram. « Avec fierté, je vous annonce ma décision de rejoindre la sélection algérienne. Je défendrai corps et âme le maillot des Fennecs pour porter haut les couleurs de notre pays et contribuer à écrire les prochaines pages de sa riche histoire ».

Genesio attend désormais un Gouiri peut-être libéré et aussi performant, lui qui a démarré les deux derniers matches sur le banc des remplaçants. « Lui comme tous les autres attaquants doivent faire mieux et plus, il le sait, les autres aussi le savent, mais ils dépendent aussi de ce qu’on fait avant d’arriver dans les 25-30 derniers mètres, d’un collectif, d’une façon de jouer. Si à chaque fois qu’on sert nos attaquants, ils sont esseulés ou dans des zones où il est très difficile de marquer, ils ne peuvent pas non plus faire des miracles ».

Hubert Fournier, DTN de la Fédération française de football, est aussi revenu sur le choix de Gouiri. Dans les colonnes de l’Équipe, Fournier évoque le sujets des binationaux. Amine Gouiri a décidé, il y a quelques jours, de renoncer au maillot français pour évoluer avec l’Algérie. Une tendance qui se répète dernièrement du côté des binationaux. Plutôt flatteur pour Fournier. « Est-ce que l’on forme à perte? Pas du tout. C’est même une fierté d’être, à la Coupe du monde, la Fédération qui a le plus de joueurs formés localement. L’équipe de France, c’est l’élite de l’élite. Tous ne peuvent pas y prétendre, et je comprends que certains joueurs aient cette réflexion personnelle ».

Fournier qui évoque par ailleurs le cas Nabil Fekir. Confirmant que son départ pour l’Algérie ne s’est pas joué à grand-chose. « J’ai eu le cas de Nabil Fekir à Lyon, il a failli jouer pour l’Algérie, ça s’est joué en une après-midi, et derrière il est Champion du monde avec la France. Après, c’est aussi un plaisir de voir l’Algérie championne d’Afrique avec des joueurs formés en France. Ça montre que, quelque part, on coopère. Les politiques ont un peu de mal à le faire. Nous, les sportifs, on y arrive très bien ».